Docteur Ibrahim Séré © J.O. 2024
Trois athlètes ont déjà été éjectés des JO pour dopage. C’est tout un dispositif qui est mis en place par l’Agence Mondiale Antidopage (AMA) pour traquer « les mauvais élèves ». Explications avec Ibrahim Séré de l’Agence ouest-africaine antidopage.
Tout athlète sur le podium doit passer par le contrôle antidopage. Il en est de même pour ceux qui font tomber des records. Ces tests se déroulent sous la coordination de l’Agence mondiale antidopage avec l’appui de l’ITA, l’International Testing Agency. « Il y a des centaines d’agents de contrôles antidopage accrédités par l’AMA sur les sites de compétitions mais aussi des chaperons. Ces derniers ont pour rôle de surveiller les athlètes et de les conduire au contrôle en cas de médaille ou de record » explique le docteur Ibrahim Séré, membre de la délégation burkinabè. Les chaperons accompagnent en réalité l’athlète partout, y compris jusque dans les toilettes. Il doit s’assurer qu’il n’y a pas de substitution de flacons.
Tout athlète professionnel doit connaitre les enjeux de la lutte contre le dopage. Et le diplômé de l’Université de Paris Saclay en Sport, conseille d’éviter les produits boostant les performances, consignés sur la liste de l’AMA. « Ce sont des substances interdites que l’Agence envoie chaque année à toutes les fédérations ». A cela s’ajoutent certaines boissons énergisantes qui contiennent des produits masqués. « Si vous ignorez la provenance, il vaut mieux s’abstenir » lance-il aux athlètes.
Mais les Jeux ne sont pas les seules occasions où l’athlète est contrôlé. Il existe des tests hors compétition pour valider les résultats et les records. D’ailleurs avant Paris, tous les athlètes ont été soumis à un contrôle antidopage par le biais des agences nationales. Pourquoi ? « L’AMA a voulu juste s’assurer qu’il n’y a pas eu de tricherie dans les qualifications » a-t-il répondu.
A y voir de plus près, les sportifs africains sont plus exposés que les autres. Avec les conditions de vie difficiles, les risques sont plus élevés sur le continent. « Les athlètes ne sont que très peu suivis et peuvent consommer facilement des substances interdites » regrette Dr Séré. De plus, « les séances de sensibilisation sont rares, sauf à l’approche de compétitions d’envergure comme les Jeux africains et les Jeux de la Francophonie » auxquelles les pays participent avec de gros contingents. Le continent manque aussi de laboratoires de contrôles. Suspendu par l’AMA, l’unique laboratoire africain basé en Afrique du Sud est interdit d’analyses jusqu’en mars 2025.
Bernabé Kabré
Oméga Médias – Burkina Faso
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