Alors que la section féminine de l’ASKO de Kara semble prendre goût au règne entre un titre de championne en titre et un début de saison vraiment idéal, la section masculine lâche du lest et suscite des interrogations. Entre la fin palpable d’un cycle et les objectifs portés depuis quatre ans maintenant, les Kondona de la Kozah suscitent des questionnements sur les tours qu’ils cachent dans leur besace.
Après avoir régné sans partage sur le football togolais en enchaînant quatre sacres consécutifs, l’ASKO de Kara a connu une saison 2024-2025 en demi-teinte. Les Kondona de la Kozah bien dévisagés par certains de leurs adversaires lors de la saison 2024-2025, finissent officieusement
à la cinquième place. Ce fut un notable coup d’arrêt inattendu pour cette machine à victoires, habituée à dominer ses vis-à-vis. Plus surprenant encore, à l’issue de la saison, plusieurs cadres, à bien des égards piliers de l’effectif, quittent le navire, pour la plupart arrivés en fin de contrat.
Il sont en tout une dizaine et pas des moindres à ne plus être sous contrat avec le club du nord du Togo. On peut citer notamment AGBAGLA Amen, KLOUKPO Kikou, BODE Sabourh qui a rejoint le Stade Malien de Bamako il y a quelques jours, AMOUZOU Roland, AZIANGBE Jérôme, OURO- BODI Harissou qui a d’ailleurs évolué cette saison sous les couleurs de l’Étoile Filante de Lomé. OURO-NIMINI Bassitou et MADJEDJE Djalilou quittent également la ligne défensive. À leur suite TAIWO Olatude, OLUFADE Kabir et à priori, d’autres départs sont encore possibles.
Ce remaniement d’ampleur soulève la question de savoir si l’ASKO prépare une simple reconstruction sportive ou amorce-t-elle un virage stratégique plus profond.
Un règne qui a laissé des traces, pourtant !
À la veille du tirage au sort des tours préliminaires des interclubs 2025, le Togo avait un représentant parmi la centaine de clubs que la Confédération Africaine de Football avait classés, grâce à l’ASKO de Kara. Le champion sorti du Togo partageait la 57ᵉ place du classement avec le Saint Éloi Lupopo de la RDC et l’AS Réal Bamako du Mali, notamment. Ce classement d’un club qui n’est qualifié pour aucune compétition continentale, récompensait sûrement le fait que les Jaune et Noir ont su hisser haut les couleurs nationales sur la scène continentale, avec en point d’orgue une participation à la phase de poules de la Coupe CAF en 2022.
Située à plus de 500 kilomètres de Lomé, l’équipe du Nord a toujours puisé sa force dans la stabilité, la cohésion et un projet qui paraît clair. Faire de l’ASKO de Kara, un club qui compte tant au plan national qu’international. Mais cette rupture pourrait annoncer l’ouverture vers de nouvelles visions : un effectif rajeuni, une philosophie de jeu renouvelée, et peut-être des ambitions mieux calibrées pour les compétitions africaines.
En attendant, Kara retient son souffle…
Même si Kara se console à l’idée de voir la section féminine toujours conserver cette présence de l’ASKO sur le continent, la ville soulève quand-même les sourcils. Entre la fin progressive d’une dynastie et l’esquisse d’un nouveau projet, l’ASKO tient sur un fil. Les supporters, eux, retiennent leur souffle d’autant plus que le prochain coup de la direction pourrait bien décider si Kara prépare un retour fracassant… ou une révolution silencieuse.
Arnaud BOCCO
Crédit Photos : Droits réservés
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