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Médaillé d’argent olympique à Séoul en 1988 sur le 400m haies, l’actuel Directeur de l’AADC de Dakar détient la meilleure performance sénégalaise aux JO jamais réalisée.
El Hadji Amadou Dia Ba, la légende vivante ! Au Sénégal, son nom est inscrit en lettres d’or dans les annales de l’histoire sportive du pays. Né le 22 septembre 1958 à Dakar, l’athlète sénégalais spécialiste du 400 m haies est l’unique médaillé olympique de la nation.
Présent aux JO en 1984, 1988 et 1992, c’est bien en Corée, sur la piste de Séoul, qu’Amadou Dia Ba a écrit la plus belle page de sa carrière en décrochant la médaille d’argent en 1988.
Ce jour-là en finale, il réalise la meilleure performance chronométrique de sa carrière (47.23), se classant au passage derrière l’Américain Andre Phillips mais surtout devant l’icône américaine Edwin Moses, l’homme aux 130 victoires et invaincu depuis 1976.
« Après les JO de 1984, l’objectif avec mon entraîneur (le Français Fernand Urtebise), c’était d’aller chercher la médaille à Séoul.
Il a fallu s’entraîner dur et j’ai été aidé par la Fédération Française d’Athlétisme. Ils m’ont permis de séjourner aux Etats-Unis pendant trois ans, où mon coach se rendait souvent pour m’encadrer.
Parce que mes principaux adversaires, c’étaient des Américains : Edwin Moses, Andre Phillips et Kevin Williams. Il a fallait être prêt à les battre pour gagner une médaille », raconte le quintuple champion d’Afrique, de 1982 et 1988.
Des responsabilités à l’ACNOA et au CIO
« Arrivé aux JO 1988, j’ai gagné ma série. En demi-finale, je finis deuxième. Ça m’a permis de me qualifier directement en finale et surtout, de m’aligner au couloir 5, un bon couloir.
Je me dis alors que c’est aujourd’hui ou jamais (…) C’était une course mémorable que j’attendais. J’ai atteint l’objectif, alors que je faisais partie des quatre meilleurs du monde », se remémore-t-il fièrement.
A l’issue de sa carrière sportive, l’ancien sociétaire du Racing Club de France, qui a atteint à deux reprises la finale des Championnats du monde en plein air, en se classant 7e en 1983 et 5e en 1987, s’est reconverti comme entraîneur :
« Comme je possédais mes diplômes d’entraîneur et de professeur de sport, j’ai d’abord aidé mon coach en devenant son assistant, pour mieux m’imprégner de ce métier. Par la suite, j’ai obtenu un contrat avec l’Arabie Saoudite où j’ai révélé l’athlète Hadi Souane, qui a été 2e aux JO de Sydney 2000, et un jeune, Hamedan Al Bishi qui a été champion du monde juniors. Ensuite, je suis rentré au Sénégal, où j’ai entraîné l’équipe nationale du Sénégal de relais 400×4, qui s’est classé 4e aux JO 1996, à Atlanta”.
Doté de capacités managériales, Dia Ba a ensuite intégré le Centre régional de développement (CRD/IAAF) de Dakar, en tant qu’adjoint au Directeur Garang Koulibaly. Il va y gravir les échelons. « J’ai été nommé Directeur du Centre de Développement de l’Athlétisme Africain (AADC) de Dakar, il y a trois ans.
J’ai aussi exercé en qualité de président de la Commission des athlètes de l’ACNOA,et membre de la Commission des athlètes du CIO pendant 8 ans.
Aujourd’hui, je suis membre du Comité exécutif de l’Association mondiale des olympiens. Et depuis l’année dernière, le CIO m’a coopté dans sa Commission de l’entourage des athlètes », renseigne le Directeur de l’AADC de Dakar, toujours autant investi dans l’athlétisme africain. Un exemple à méditer.
Photo : JO Paris 2024
Youssouph Badji
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