Après une première phase de championnat réussie, le club d’Agè- Nyivé veut désormais franchir un nouveau cap avec les play-offs. Haure Tchalim, son entraîneur, s’est exprimé ce vendredi après la défaite de son équipe en amical face à Haut Niveau (2-1). Bilan de la phase écoulée, objectifs, mea-culpa ont entre autres meubles ses déclarations.
Ce match amical devait avant tout permettre au technicien de maintenir son groupe en rythme après près de deux semaines sans compétition officielle. « C’était une revue d’effectif. Ça fait pratiquement deux semaines qu’on n’a plus joué, mais on s’entraîne. Quand on veut vraiment mesurer l’adversité, c’est par rapport au match », a expliqué Haure Tchalim, qui a apprécié la qualité de l’opposition, composée de joueurs de D1 Lonato.
Cette rencontre intervient surtout après une première phase particulièrement réussie pour la JCA. Le club a terminé en tête de la phase régulière, une performance que le coach qualifie de » bilan positif « . « Personne n’avait misé sur la JCA. Chaque année, je crois qu’on lutte pour le maintien. L’année passée, on était à un doigt de jouer les play-offs. Mais cette année, notre travail a pris forme et on a fini premier à l’issue de la phase régulière », souligne-t-il.
Pour Haure Tchalim, cette réussite repose notamment sur la stabilité du groupe et la clarté du projet. « Ça peut s’expliquer par le projet de jeu, la discipline du groupe et l’état d’esprit. Il n’y a jamais un problème qui affecte le groupe, que ce soit le bureau directeur, le staff technique et, dans une moindre mesure, les joueurs », explique le technicien.
Avant les play-offs, un chantier reste toutefois prioritaire. La JCA devra améliorer son efficacité dans les deux surfaces. « Quand on voit le ratio des buts marqués et des buts encaissés, il va falloir travailler pour mettre nos actions au fond des filets et ne pas trop encaisser », reconnaît-il.
Depuis la fin de la phase régulière, le staff n’a d’ailleurs pas relâché la pression. Après seulement 48 heures de repos accordées aux joueurs, le travail a repris avec une semaine consacrée notamment à la préparation de cette rencontre amicale.
La prochaine étape est désormais clairement définie. L’objectif fixé par les dirigeants était d’abord d’atteindre les play-offs. Mission accomplie. Mais pour le coach, la JCA doit maintenant viser plus loin. « L’appétit vient en mangeant. Aujourd’hui, ce n’est pas normal qu’on puisse finir au sud en premier et ne pas aller en première division. C’est notre objectif », affirme-t-il.
Haure Tchalim est également revenu sur l’épisode ayant suivi le match disputé à Abou-Ossé d’Anié, au cours duquel certains de ses propos avaient suscité des réactions. Le technicien évoque des pressions liées à l’enjeu de la rencontre et reconnaît, avec le recul, avoir regretté certaines paroles. « C’est le lieu encore de demander pardon à toute la communauté d’Anié. Nous sommes des acteurs de football. Demain, je peux entraîner Abou-ossé », a-t-il notamment déclaré.
Pour les play-offs, pas question pour le technicien de choisir son adversaire. La JCA devra, selon lui, se mesurer aux meilleures équipes si elle veut accéder à l’élite. « S’il faut s’asseoir à la table des grands, il faut battre les grands. Si on veut aller là-bas, il va falloir être capable de battre tout le monde », prévient-il.
La jeunesse de l’effectif n’inquiète pas davantage Haure Tchalim. Malgré les interrogations du début de saison, le groupe a conservé sa base et progressé dans son contenu. « On a gardé le même effectif et on a travaillé pour parfaire nos lacunes. Et on a fini premier, donc nos résultats me donnent raison », estime-t-il.
Quant à son avenir sur le banc de la JCA, le coach préfère regarder devant. Il assure se sentir à l’aise dans un environnement qu’il connaît depuis de nombreuses années. À Agoe-nyivé, le discours est désormais clair : « Il n’y a pas ce facteur “ne pas monter”. Il n’y a que la montée dans la tête de tout le monde. Donc nous allons monter. »
Une ambition qui s’accompagne forcément d’une certaine pression. Haure Tchalim l’assume, notamment dans un club communautaire où l’attente du public est forte. « La JCA ressemble un tout petit peu à Marseille en France. Chaque week-end, chacun vient voir son enfant briller et gagner les matchs. Souvent c’est la pression, les défis qui font grandir les grandes équipes et les grands entraîneurs », explique-t-il.
Le technicien termine par un message aux supporters, dont le soutien accompagne la JCA à domicile comme à l’extérieur. « Nous allons dire à nos supporters de continuer par nous supporter, et l’avenir nous dira », conclut Haure Tchalim.
Arnaud BOCCO



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