Au Mondial 2026, Les supporters haïtiens n’ont pas de billets et ils ne sont pas dans les tribunes. Pourtant, ils vivent la compétition avec une intensité que beaucoup pourraient leur envier. Ils réinventent leur propre Coupe du Monde.
À quelques mètres des stades du Mondial 2026, des centaines de supporters haïtiens ont créé leur propre espace de célébration. Dans les rues, sur les places publiques et dans des fan-zones improvisées, ils ont transformé leur passion en spectacle. C’est une sorte de Coupe du monde parallèle, loin des loges VIP et des places hors de prix.
Les drapeaux bleu et rouge, couleur de Haïti flottent au-dessus des foules, avec de la musique caribéenne à fond. Les chants résonnent jusque tard dans la nuit. Loin des pelouses, chaque match devient un prétexte pour se retrouver, partager et célébrer une identité commune. Pour beaucoup de supporters haïtiens, assister à une rencontre dans un stade est un luxe inaccessible. Entre le coût des billets, les frais de déplacement et l’hébergement, le rêve mondialiste s’est vite heurté à la réalité économique.

Alors, ils ont trouvé leur propre solution : recréer l’ambiance du tournoi à leur manière. Écrans géants, animations de rue, danses traditionnelles et séances de visionnage collectif donnent naissance à une atmosphère unique qui attire même des curieux venus d’autres horizons. Au fil des jours alors là compétition démarre à peine, ces rassemblements sont devenus l’une des histoires les plus touchantes de la compétition. Ils rappellent que la Coupe du monde ne se limite pas aux 90 minutes disputées sur la pelouse. Elle appartient aussi à ceux qui la vivent de loin, avec la même ferveur.
Dans ce Mondial géant organisé sur trois pays, les supporters haïtiens ont peut-être donné la plus belle leçon qui tient au fait que le football n’est pas seulement un spectacle. C’est avant tout un lien, une émotion et un formidable prétexte pour se rassembler.
Arnaud BOCCO
Crédit Photo : Droits réservés



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