Le PSG défie l’Inter Milan en finale de Ligue des Champions ce samedi 31 mai 2025. L’affiche bien qu’inattendue rappelle une autre qui date de onze ans maintenant, celle de 2004. L’enjeu est commun pour les deux adversaires : soulever la Coupe aux grandes oreilles. Mais, la symbolique n’est pas pareille.
Battu en 2020 par le Bayern (1-0), Paris Saint-Germain s’offre une deuxième finale en cinq ans, nourri par les cicatrices du passé et un collectif ragaillardi. L’Inter, finaliste malheureux face à Manchester City en 2023 (1-0), revient avec plus de certitudes, plus d’armes aussi. Deux finalistes récents, mais deux recalés. Deux retours, une revanche à prendre, un sacre à aller chercher.
Un parcours escarpé, des vertus révélées
Si les deux clubs se retrouvent à Munich, c’est qu’ils ont su grandir à travers les tempêtes. Le PSG a flirté avec la sortie dès la phase de groupes, terminée à la 15e place derrière le Milan AC et le PSV. Obligé de passer par les barrages, Paris élimine d’abord Liverpool au bout d’un double exploit (2-1 ; 1-1), puis écrase Aston Villa avant de renverser Arsenal en demi-finale. Une ascension marquée par la montée en puissance d’un trio Dembélé-Barcola-Vitinha en état de grâce, et une défense qui a su se serrer dans les moments chauds.
L’Inter, plus tranquille au départ, a profité de sa quatrième place au classement UEFA pour entrer directement en huitièmes. Là, les Nerazzurri se montrent solides, patients et impitoyables : Feyenoord, Bayern Munich, puis Barcelone sont écartés sans éclat mais sans appel. Martinez et Thuram portent l’attaque avec flair, Barella et Çalhanoğlu verrouillent le milieu, et Dumfries imprime sa grinta sur le flanc droit.
Styles opposés, guerre annoncée
Cette finale, c’est une affiche aux antipodes. Le PSG joue vite, attaque fort et presse haut. Luis Enrique a installé une dynamique verticale où Dembélé et Barcola percutent sans relâche, pendant que Vitinha organise en maestro discret mais décisif. Le danger peut venir de partout, à tout moment.
L’Inter, en bon artisan italien, attend son heure. Le bloc est dense, l’organisation clinique. Çalhanoğlu dicte le tempo, Barella chasse tout ce qui passe. Devant, Martinez et Thuram alternent jeu en déviation et appels tranchants. Ça ne court pas dans tous les sens, mais ça frappe juste.
Cette opposition entre feu et glace, entre l’enthousiasme électrique du PSG et le calme tranchant de l’Inter promet une finale d’intensité, de patience, mais surtout d’erreurs interdites.
Un parfum de 2004… et une habitude munichoise
Difficile de ne pas penser à 2004 au regard de cette affiche. Le FC Porto de Mourinho, méthodique et discipliné, avait étouffé l’AS Monaco fougueux (3-0). Ce soir-là, l’expérience tactique l’avait emporté sur l’euphorie. Et ce samedi, les rôles semblent curieusement répartis : Paris, comme Monaco, court après son premier sacre, porté par sa fougue. L’Inter, à l’image de Porto, a déjà connu le sommet et avance masqué, organisé, méthodique.
Un autre détail fait frissonner les superstitieux : à l’Allianz Arena, les finales ont souvent souri aux nouveaux prétendants. En 1997, Dortmund y a triomphé pour la première fois. En 2012, Chelsea a arraché son premier titre aux dépens du Bayern. Et si Paris était le prochain ?
Le coup d’envoi sera donné à 19 heures GMT, sous la direction du Roumain Istvan Kovacs.
Emmanuel TETE
Crédit photo : Droits réservés



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