Le Maroc s’invite en finale de la CAN 2025 au terme d’une demi-finale fermée, tendue, indécise. Dominateurs dans le jeu, solides derrière, portés par un gardien en état de grâce, les Lions de l’Atlas valident leur billet après un nul vierge au terme du temps réglementaire et des prolongations, puis une séance de tirs au but décisive.
Dès les premières minutes, le ton est donné. Porté par une marée rouge incandescente, le Maroc prend les commandes. Bloc haut, pressing constant, emprise territoriale: les Lions confisquent le ballon et installent leur jeu dans le camp nigérian. L’intention est claire, marocaine. Mais dans les trente derniers mètres, la précision fait défaut. La défense nigériane, bien en place, tient bon.
Le Nigeria, de son côté, opte pour la prudence. Solides dans l’axe, disciplinés dans le repli, les Super Eagles ferment les angles et misent sur les transitions. Mais à rebours de leurs standards offensifs dans ce tournoi, les projections sont timides. Osimhen, Lookman et Adams, pourtant attendus, peinent à exister. Peu de ballons, peu d’espaces, peu d’impact.
La seconde période prolonge le même scénario. Le Maroc continue de pousser, enchaîne les séquences de possession, cherche la faille. Le Nigeria résiste, mais sans jamais vraiment inverser la tendance. Les occasions franches se comptent sur les doigts d’une main. Le match se referme sur lui-même, verrouillé dans un bras de fer tactique.
Les prolongations n’apportent pas de déblocage. La fatigue s’installe, la crainte de l’erreur prend le dessus. Les deux équipes se neutralisent, évitent de se découvrir. Il faut alors s’en remettre à la loterie des tirs au but. Et dans cet exercice, le Maroc fait preuve de sang-froid. Son gardien, impérial, repousse les tentatives nigérianes et propulse les siens en finale.
Au coup de sifflet final, les Lions de l’Atlas explosent. Finalistes de leur CAN, chez eux, portés par un peuple en fusion. Pour le Nigeria, c’est la fin d’un rêve: celui de laver l’affront de 2023, cette finale perdue face à la Côte d’Ivoire. Solides mais bridés, les Super Eagles voient leur quête de revanche s’éteindre aux portes du sommet.
Emmanuel TETE
Crédit photo : Droits réservés



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