L’Association des Journalistes Sportifs du Togo (AJST) a exprimé sa vive indignation suite à une décision prise par le club Semassi de Sokodé visant à interdire au journaliste Inoussa Aboubakar, dit Inoussa Goeller, l’accès au stade de Sokodé et toute intervention dans les débats impliquant le club. Une mesure jugée arbitraire, infondée et attentatoire aux libertés fondamentales.
Des faits, il relève que lors de la 13ème journée de la saison 2025-2026 de la D1 Lonato, des violences impliquant joueurs, staff technique et arbitre de football ont eu lieu au Stade Municipal de Kara. L’évènement a naturellement suscité des commentaires de la presse et donc ceux du journaliste Inoussa Aboubakar. Semassi FC particulièrement mis en courroux par les commentaires dudit journaliste a fait sortir un communiqué lui interdisant toute émission impliquant Semassi FC et même la simple prononciation de la dénomination du club.
Pour l’AJST, Semassi FC ne dispose d’aucune base juridique lui permettant de sanctionner un journaliste qui n’est ni membre ni employé du club. Encore plus grave, cette décision s’apparente à une tentative manifeste de museler un professionnel des médias dans l’exercice de sa liberté d’expression, pourtant garantie par la Constitution togolaise.
L’association rappelle également que le stade de Sokodé relève de la municipalité et que l’organisation des compétitions nationales incombe exclusivement à la Fédération Togolaise de Football. En agissant ainsi, Semassi FC outrepasse clairement ses prérogatives.
Par ailleurs, les textes en vigueur, notamment le Code de la presse et de la communication, offrent des voies légales à toute structure s’estimant lésée par un traitement médiatique. Le choix de l’intimidation au lieu du recours aux instances compétentes est vivement déploré.
Face à cette situation préoccupante, l’AJST interpelle la FTF et réaffirme sa détermination à défendre les journalistes sportifs, tout en tenant Semassi FC pour responsable de tout préjudice subi par le confrère concerné.
Arnaud BOCCO
Crédit Photo: Inoussa Aboubacar



Leave a comment