Porté par une marée rouge en fusion, le Maroc dicte le tempo face au Nigeria à la mi-temps de cette demi-finale de la CAN 2025. Le score reste figé à 0-0, mais l’acte initial trouve tout son sens dans la dynamique et l’intensité imposées par les Lions de l’Atlas à une équipe nigériane pourtant réputée pour sa vélocité offensive.
Dès l’entame, les hôtes imposent leur loi. Bloc haut, pressing coordonné, le Maroc aspire ballon et territoire, fidèle à sa partition maîtrisée tout au long du tournoi. Une campagne marquée par une rigueur défensive et une cohésion collective qui les a portés jusqu’au dernier carré.
La possession est clairement marocaine, comme en témoignent les nombreuses incursions dans le dernier tiers adverse et un volume de tirs significatif. Six tentatives, un seul tir cadré, mais une obsession du détail dans le dernier geste. En face, le Nigeria, qui affichait jusque-là l’une des attaques les plus prolifiques du tournoi avec 14 buts en cinq matchs, peine à exister dans le camp adverse.
Les Lions de l’Atlas se heurtent néanmoins à une défense nigériane compacte et disciplinée. Les espaces dans l’axe sont verrouillés, les lignes resserrées. Les Super Eagles, lucides sur l’enjeu, ferment les angles avec rigueur. Victor Osimhen, Ademola Lookman et Akor Adams figures de proue attendues sont muselés, privés d’élan et d’inspiration.
Côté marocain, les cadres se distinguent par leur activité et leur disponibilité. Le ballon circule, les couloirs sont labourés, chaque recoin du terrain exploré pour tenter de fissurer le bloc adverse. Mais malgré l’énergie déployée et l’envie manifeste, la finition fait encore défaut pour concrétiser cette domination.
À la pause, le constat est limpide: le Maroc contrôle, le Nigeria résiste. Aucun but, certes, mais une rivalité tactique haletante.
Emmanuel TETE
Crédit photo : Droits réservés



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