Deux ans après avoir cédé aux tirs au but, Gbohloe-Su inverse le scénario et s’impose face à ASCK au terme d’une finale rythmée, mais qui a peiné à basculer (0-0, 5-4 tab). Plus constants dans les intentions, les Requins mâles finissent par être récompensés.
Au stade de Kégué, cette finale démarre sur un déséquilibre clair. Les Chauffeurs de la Kozah peinent à entrer dans leur match. Le moteur toussote, les transmissions manquent de précision et les espaces laissés derrière offrent aux Requins mâles un terrain d’expression idéal.
Très vite, les hommes de Bonfoh Arimyao prennent le jeu à leur compte. Dès la 7e minute, Germain Agadji sonne la première alerte sérieuse. Virevoltant sur le flanc gauche, il sert entre les lignes Victor Mensah dont la tentative oblige Ékoué Mensah à une intervention en deux temps pour préserver l’équilibre.
Plus tranchants, plus incisifs, les joueurs de Gbohloe-Su multiplient les incursions, notamment sur le flanc gauche où Agadji est le point de départ de presque toutes les offensives. À la 15e minute, il s’infiltre encore et sert en retrait Frédéric Segbena, mais sa frappe trouve sur sa route un portier vigilant, une nouvelle fois décisif.
Sous pression, ASCK parvient pourtant à réagir. À la 17e minute, contre le cours du jeu, Ouro Moutalebi Wetchire élimine ses vis-à-vis et renverse le jeu d’une transversale lumineuse vers Jules Aziamale. Seul face au gardien, l’attaquant tergiverse et se fait reprendre in-extremis. Juste avant la demi-heure, Arnaud Komlavi et le même Aziamale combinent enfin dans le bon tempo, mais la frappe du premier frôle le poteau de Tondoro Cissé.
Sans se désunir, Gbohloe-Su reprend sa marche en avant. Les tentatives s’enchaînent, les intentions restent claires, mais la justesse dans le dernier geste fait défaut. À la pause, le score reste nul et vierge, comme un écho à leur précédente finale, malgré une domination territoriale des Requins mâles.
Au retour des vestiaires, ASCK affiche de meilleures dispositions. Une première percée et un coup de pied arrêté viennent tester Tondoro Cissé, sans conséquence. Rapidement, cependant, Gbohloe-Su reprend le contrôle du tempo. À vingt minutes du terme, le match manque de basculer. Après une nouvelle percée, Agadji s’infiltre et délivre un ballon idéal dans la surface. Le geste semble décisif, mais un sauvetage in extremis, presque sur la ligne, maintient les Conducteurs en vie.
Le dernier quart d’heure voit alors ASCK jeter ses dernières forces dans la bataille. À la 78e minute, Ouro-Tagba Marouf déclenche une frappe somptueuse qui lobe le gardien, mais la transversale s’interpose et repousse l’échéance.Le temps réglementaire s’achève donc sans vainqueur. Ainsi, comme deux ans plus tôt, les deux formations se dirigent vers la séance de tirs au but. Mais cette fois, l’histoire bascule.
Impeccables dans l’exercice, les Requins mâles transforment leurs cinq tentatives. En face, Arnaud Komlavi manque la sienne, scellant le sort de la rencontre. Victoire 5-4 aux tirs au but. Plus constants, plus cohérents dans leur plan de jeu et dominateurs dans les intentions, les Requins mâles tiennent leur revanche et inscrivent leur nom au palmarès de cette édition 2026.
Emmanuel TETE
Crédit photo : Cellule de communication FTF



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