Nibombé Daré n’est plus le sélectionneur national des Éperviers du Togo. Remercié par la Fédération Togolaise de Football (FTF) le 29 décembre 2025, le technicien quitte la sélection sur fond d’insuffisance de résultats. Mais au-delà de l’éviction, c’est surtout l’héritage sportif laissé par son passage qui interroge aujourd’hui.
Arrivé en juillet 2024 avec pour mission de qualifier le Togo pour la CAN 2025 et d’assurer un parcours honorable dans les éliminatoires de la Coupe du Monde 2026, Nibombé Daré laisse derrière lui une trace chiffrée aux antipodes des espoirs placés en lui. En 12 matchs officiels sous sa houlette, les Éperviers ont enregistré 2 victoires, 4 nuls et 6 défaites, avec 10 buts marqués pour 16 encaissés. Les succès obtenus, face à des adversaires déjà éliminés ou sans enjeu, n’ont jamais pesé dans la course aux objectifs fixés, ni modifié la trajectoire sportive de la sélection.
Ces chiffres dessinent le visage d’une équipe restée fragile, irrégulière et sans véritable dynamique collective. Incapables de se qualifier pour la CAN 2025, les Éperviers n’ont pas non plus su s’imposer comme un outsider crédible dans les éliminatoires du Mondial 2026. Le constat est donc celui d’un groupe qui termine le cycle sans identité de jeu affirmée, ni progression tangible sur le plan compétitif.
Dans son communiqué, la FTF évoque une « évaluation objective des performances » et des « résultats inférieurs aux objectifs fixés« . Une formulation qui résume l’héritage de Daré : un projet resté inachevé, des intentions rarement traduites en actes et une sélection nationale qui cherche encore ses repères. Le prochain staff héritera ainsi d’une équipe à reconstruire, avec l’obligation de transformer ce bilan en point de départ, et non en simple constat d’échec.
Emmanuel TETE
Crédit photo : Arnaud BOCCO



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