La Coupe du monde 2026 met une nouvelle fois en lumière un phénomène gênant, mais bien connu du football africain. Il s’agit de l’inconstance dans le jeu qui finit par être fatal , très souvent en fin de match. La RDC, la Côte d’Ivoire notamment en sont la preuve.
Les sélections du continent africain séduisent par leur jeu, leur intensité et leur courage, dans cette édition de la Coupe du Monde. Mais ces qualités ne se traduisent pas toujours au tableau d’affichage. C’est un paradoxe qui accompagne encore plusieurs représentants africains sur le sol américain.
La belle entame et le rêve tronqué…
Dès la première journée, l’Afrique avait pourtant de quoi rêver. Le Maroc a tenu tête au Brésil, la RDC a accroché le Portugal, le Ghana s’est imposé face au Panama et la Côte d’Ivoire a démarré par une victoire contre l’Équateur. Ces performances ont renforcé l’idée que les équipes africaines avaient franchi un cap. Mais la suite du tournoi a rappelé une réalité plus complexe: Le Sénégal a livré une prestation courageuse avant de s’incliner face à la Norvège. La Côte d’Ivoire a résisté à l’Allemagne avant de céder. L’Algérie n’a pas trouvé la solution contre l’Argentine, tandis que la Tunisie a été sévèrement sanctionnée par le Japon. Dans plusieurs cas, les équipes africaines ont longtemps rivalisé avec leurs adversaires avant de payer un manque de réalisme, une erreur défensive ou une baisse de concentration dans les moments décisifs.
C’est là que réside le paradoxe.
L’Afrique ne donne plus l’impression d’être inférieure sur le plan technique ou physique. Au contraire, plusieurs sélections dominent parfois la possession, créent des occasions et imposent un rythme élevé. Pourtant, elles repartent souvent avec peu ou pas de points. À ce niveau de compétition, les détails font toute la différence. Les grandes nations convertissent leurs temps forts en buts et exploitent la moindre erreur adverse. Les équipes africaines, elles, doivent encore progresser dans la gestion des temps faibles, l’efficacité devant le but et la maîtrise des fins de rencontre.

Au-delà des revers de dernière minute, l’espoir
Le constat de l’inefficacité complète ne doit toutefois pas masquer les progrès réalisés. Avec dix représentants au Mondial, l’Afrique démontre que son football continue de grandir. Les écarts se réduisent face aux meilleures nations, et les performances deviennent de plus en plus convaincantes.
Le défi est désormais de transformer les compliments en victoires. Car au plus haut niveau, l’histoire ne retient pas seulement les belles prestations. Elle récompense surtout les équipes capables de convertir leur talent en résultats.
Arnaud BOCCO
Crédit Photo : Droits réservés



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