Lors du match d’ouverture de la CAN 2025 entre le Maroc et les Comores, des vidéos largement diffusées ont montré des supporters utilisant des pointeurs laser dirigés vers les joueurs et parfois vers l’arbitre. Des images qui mettent en lumière un contraste entre des règles strictes annoncées avant la compétition et leur application effective dans les stades.
Une réglementation claire affichée avant le tournoi
Avant le début de la compétition, la Confédération africaine de football (CAF), en collaboration avec le comité d’organisation marocain, a publié une liste détaillée des objets interdits à l’entrée des stades. Celle-ci comprend les armes et objets tranchants, les feux d’artifice, les contenants en verre, les substances intoxicantes, les instruments sonores et les pointeurs laser. L’objectif déclaré est d’assurer la sécurité, le confort et le bon déroulement des rencontres.
La réglementation 2025 apparaît plus stricte et plus précise que celle de la CAN 2023, avec des limitations claires sur la taille et le poids des objets autorisés et l’interdiction élargie de certains articles susceptibles de perturber le jeu ou de gêner les autres spectateurs. Les pointeurs laser figuraient déjà parmi les objets interdits en 2023, mais aucun incident comparable n’avait alors été documenté.
Contraste entre normes et mise en œuvre
Malgré ces interdictions clairement affichées, l’usage de pointeurs laser a été observé lors du match d’ouverture. Aucune sanction ciblée n’a été annoncée et, jusqu’à présent, cette situation ne s’est plus reproduite. Ce décalage, constaté dès le démarrage du tournoi, met néanmoins en évidence les limites des dispositifs de contrôle aux entrées des stades et les défis liés à leur application dans des contextes de forte affluence.
Ce contraste illustre la complexité de concilier sécurité, fair-play et expérience des supporters. Les règles, aussi détaillées soient-elles, ne suffisent pas à elles seules : leur efficacité dépend de la capacité des structures de contrôle à les faire respecter. Dans ce cas précis, le problème semble a priori isolé au premier match. L’interrogation demeure toutefois sur la cohérence entre l’énoncé des interdictions et la vigilance opérationnelle sur le terrain.
Emmanuel TETE
Crédit photo : Droits réservés



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