Les huitièmes de finale de la CAN 2025 se referment ce mardi 6 janvier avec une journée sous haute tension. À 16h, l’Algérie croise la République démocratique du Congo dans un duel chargé d’histoire et de présent. À 19h, le derby de l’Afrique de l’Ouest entre le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire, championne en titre, referme le programme. Deux affiches majeures, quatre équipes taillées pour les quarts, mais une réalité implacable : deux vont déjà rentrer.
Pour l’Algérie, cette édition a des allures de renaissance. Après une longue traversée du désert sur la scène continentale, les Fennecs retrouvent des ailes. La phase de groupes, négociée sans faute, a ravivé une confiance longtemps éteinte. Riyad Mahrez brille à nouveau, inspire, guide, pendant que le collectif algérien retrouve de la cohérence et de la maîtrise. Les Verts avancent avec l’assurance de ceux qui sentent le vent tourner en leur faveur.

En face, la RDC ne se contente plus de promesses. Demi-finaliste lors de la précédente édition, la sélection congolaise poursuit une montée en puissance linéaire, assumée, presque méthodique. Les Léopards jouent groupés, solides, disciplinés, et savent désormais se montrer cliniques quand l’occasion se présente. Cette équipe dégage une maturité nouvelle, nourrie par ses performances récentes, notamment dans les qualifications et barrages de la Coupe du monde, où elle a prouvé qu’elle pouvait regarder n’importe quel adversaire droit dans les yeux, à l’approche d’un retour mondial attendu depuis près d’un demi-siècle.
L’histoire penche du côté algérien, jamais battu par la RDC en phase finale de CAN. Le présent, lui, sourit davantage aux Congolais, sûrs de leur force collective et de leur capacité à faire basculer un match sur des détails. Ce huitième s’annonce fermé, âpre, indécis, avec une clé évidente : la patience et la maîtrise algériennes face à la discipline et à la confiance congolaise.
Quid du derby ?
En soirée, la pression monte encore d’un cran. Le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire se retrouvent pour un derby ouest-africain aux allures de finale avant l’heure. Deux équipes qui se connaissent, se respectent et se défient sans calcul. Les Éléphants, champions en titre, avancent avec le poids du statut et un historique favorable, jamais battus par les Étalons en phase finale de CAN. Mais dans ce genre de match, le passé ne protège personne.

Le Burkina Faso arrive avec ses certitudes, son intensité, sa capacité à faire dérailler n’importe quel favori quand le combat s’installe. Les Étalons savent que ce type de rendez-vous se gagne à l’impact, à la rigueur et à l’efficacité dans les deux surfaces. En face, la Côte d’Ivoire mise sur son expérience, sa maîtrise des grands rendez-vous et sa puissance collective pour éviter le piège. Ici, la marge n’existe pas. Tout peut basculer sur un duel, un coup de pied arrêté, une inspiration.

Emmanuel TETE
Crédit photo : Droits réservés



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