À l’issue de la 13ᵉ journée de D1 Lonato et du revers face à Unisport FC, Abalo Dosseh ne tourne pas autour du pot. Le technicien de Gomido FC dresse un bilan sans fard d’une phase aller compliquée, entre manque de leaders, erreurs évitables et urgence de renforts. Dans un vestiaire qui broie du noir, l’entraîneur appelle à un sursaut mental et structurel.
Dans la pénombre d’un classement qui inquiète, Abalo Dosseh sent le doute gagner les esprits. Le coach reconnaît une équipe touchée, mais pas résignée. Pour lui, la saison est encore longue et le combat loin d’être terminé.
« Nous tous, on est en train de se poser la question. Pour le moment, on est en train de broyer du noir donc je pense qu’on va continuer par toujours travailler et que les joueurs soient conscients que ce n’est pas fini. Ça va se jouer jusqu’au bout. »
Mais au-delà du mental, le technicien pointe un manque criant de prise de conscience sur le terrain. Des erreurs grossières, des buts évitables et cette impuissance qui le ronge depuis le banc.
« Je pense que beaucoup ne sont pas encore conscients. J’ai l’impression qu’ils ne comprennent pas. C’est dommage ! Je ne peux pas rentrer sur le terrain pour jouer. On ne peut pas prendre deux buts de gamins. En plus, c’était prévu. C’est ça qui est un peu dommage. »
La trêve arrive comme une bouffée d’oxygène. Trois semaines pour souffler, réparer, mais surtout renforcer. Abalo Dosseh parle sans détour d’un effectif qui montre ses limites, notamment en matière de leadership.
« Il y a la trêve de trois semaines. On va essayer de récupérer et après chercher des joueurs pour renforcer les secteurs de jeu parce qu’il en faut. On a vu des limites. Il va falloir quand même qu’on renforce l’équipe, mais on sait que ça ne va pas être facile. Techniquement, on manque vraiment beaucoup de leaders. »
Le verdict de la phase aller tombe, lourd. Gomido regarde le classement sans fard avec son siège dans la zone rouge. Le jeu proposé, selon le coach, vaut mieux que ça. Mais le football ne récompense pas les intentions.
« C’est un bilan qui est négatif. Je ne connais pas les autres résultats sinon, on peut dire qu’on est relégable aujourd’hui. Par rapport à notre jeu, on mérite mieux. Mais il y a aussi la réalité du terrain qui compte ».
Sur le plan technique, le constat est sévère. Incapable de conserver le ballon, l’équipe se saborde elle-même.
« Techniquement, on a été pauvre, très, très pauvre. On ne peut pas gagner un match si, devant, on ne peut pas garder le ballon pendant dix secondes, cinq secondes. Impossible de jouer. »
Pour autant, Abalo Dosseh refuse de sombrer dans le fatalisme. Il croit à un déclic, à condition que ses joueurs osent enfin lâcher prise.
« Sinon, dans le jeu, ce n’est pas mal. Mais il faut y croire. Les joueurs doivent lâcher le frein à main. Ne vous inquiétez pas. En deuxième partie, on viendra avec un autre visage. »
Emmanuel TETE
Crédit photo : Cellule de communication Gomido



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