À Yamoussoukro, l’ASKO Féminines du Togo s’apprête à livrer son dernier combat dans la phase de groupes des éliminatoires de la Ligue Africaine des Champions. Avec zéro point, aucun but marqué et quatre encaissés en deux sorties, les Jaune et Noir sont dos au mur. Pourtant, les calculs mathématiques leur laissent une mince porte ouverte : une victoire éclatante face à Police Ladies du Ghana pourrait tout changer.
Quoique quasiment déçu et déconcentré de son représentant en éliminatoires de la Ligue Africaine Féminine des Champions, le Togo retient son souffle. L’ASKO Féminines lanterne rouge du groupe B avec zéro point, zéro but marqué et déjà quatre encaissés, s’avance vers son dernier match comme vers une falaise. Officiellement, rien n’est perdu; mathématiquement, tout est encore possible. Mais la réalité est dure à appréhender. Pour continuer l’aventure dans ces éliminatoires de la Ligue Africaine des Champions, il faudra un exploit majuscule pour les Jaune et Noir.

Le casse-tête du groupe B
Dans ce groupe relevé, la hiérarchie semble se dessiner : Bayelsa Queens (Nigéria) domine avec six points en deux matchs, suivie de Police Ladies (Ghana) et Sam Nelly FC (Bénin), toutes deux à trois points. L’ASKO ferme la marche sans la moindre unité.
Bayelsa Queens avec ses 6 points est déjà presque assuré de passer. Un nul face à Sam Nelly leur suffirait.
Pour Police Ladies, une victoire contre l’ASKO leur ouvre la porte des demi-finales.
Sam Nelly FC avec également ses 3 unités, peut se qualifier en cas de succès sur Bayelsa.
Pour l’ASKO Féminines enfin, seule une victoire, et avec un large score, peut maintenir l’espoir, opération d’autant plus délicate que l’attaque Togolaise n’a encore fait trembler aucun filet.

Le délicat scénario du miracle
Pour se qualifier, l’ASKO doit battre Police Ladies par au moins 3 ou 4 buts d’écart et espérer que Bayelsa Queens batte Sam Nelly.
Dans ce cas de figure, l’ASKO, Police Ladies et Sam Nelly seraient à égalité de 3 points. La différence de buts trancherait. Or, l’ASKO (-4) partirait avec un sérieux handicap. Un succès large, conjugué à une défaite béninoise, pourrait rééquilibrer les chiffres. Si Sam Nelly accroche Bayelsa, le rêve togolais s’effondrerait, peu importe le score de l’ASKO.

Le trio offensif attendu comme des sauveuses
Tatiana Kayaba, Nadia Boundjou et Alice Gbati. Trois noms, trois promesses, mais encore aucun but. Restées muettes lors des deux premières rencontres, elles portent désormais sur leurs épaules le fardeau d’une nation. Pour espérer un retournement de situation, elles doivent briser le mur ghanéen, multiplier les occasions et, surtout, concrétiser. L’heure n’est plus aux calculs : il faut marquer, marquer, et marquer encore.
Entre miracle et désillusion, le destin de l’ASKO Féminines se jouera en 90 minutes. Un sursaut héroïque peut transformer cette campagne moribonde en conte épique. Mais une nouvelle stérilité offensive scellerait une élimination amère.
À Yamoussoukro, le temps des regrets est terminé. Pour survivre, les filles de Kara doivent écrire une page d’histoire avec leurs pieds, pour éviter au Togo, une énième sortie par la petite porte.
Arnaud BOCCO



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