En s’imposant 1 but à 0 en manche aller face à l’ASKO Féminines, l’US Amou a réalisé un exploit majeur, mettant fin à une longue invincibilité des championnes en titre. À Amou-Oblo, l’US Amou a frappé un grand coup, redistribuant les cartes pour une demi-finale retour teintée de colère mais aussi de défiance, de fougue mais aussi d’orgueil blessé .
Face à une ASKO Féminines jusque-là souveraine durant la phase régulière, l’US Amou a opposé une équipe disciplinée, combative et parfaitement organisée. Solides défensivement, réalistes dans l’effort, les joueuses d’Amou ont su préserver leur avantage et faire chuter une formation réputée pour sa puissance offensive. Ce succès, loin d’être anodin, nourrit désormais l’ambition de rééditer l’exploit à Kara, malgré un contexte annoncé hostile et clairement dangereux.
La défaite d’Amou-Oblo a réveillé une géante dame. L’ASKO Féminines, invaincue jusque-là, ne supporte pas ce coup d’arrêt qui a mis fin à son rêve de saison parfaite. Piquées dans leur orgueil, les Jaune et Noir promettent une réaction à la hauteur de leur statut, devant leur public du stade municipal de Kara, le 30 janvier 2026.
Sur le plan comptable, l’ASKO Féminines reste une machine redoutable : 11 victoires, un nul, plus de 40 buts inscrits et une attaque emmenée par Nadia Boundjou (18 buts) et Paulina Adékémi (13 buts). L’US Amou, de son côté, affiche un parcours solide (6 victoires, 4 nuls, 2 défaites) et une défense rigoureuse, avec 6 clean sheets, portée notamment par l’efficacité de Merveille Ebube, meilleure buteuse du club.
Entre la confiance grandissante de l’US Amou et la colère maîtrisée de l’ASKO Féminines, le match retour s’annonce comme un véritable bras de fer. À Kara, l’exploit devra être confirmé… ou sévèrement corrigé et il n’y aura point de pitié.
Arnaud BOCCO
Crédit Photo: Pisha Plus



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