Il ne reste plus que 100 jours pour le début de la phase finale du CHAN Cameroun 2020. 100 petits jours, pour que le Togo se mette dans les conditions d’un pays qui envisage disputer réellement, un trophée.

100 jours, soit juste un peu plus de trois lunes encore et la sélection nationale des Éperviers locaux du Togo participera à sa toute première édition du Championnat d’Afrique des Nations, Cameroun 2020. Entre espoirs, incertitudes et résignation, les joueurs togolais sont écartelés.

La sélection nationale des Éperviers du Togo espère vivement participer à sa toute première édition du CHAN que le Cameroun organise. Au delà, des espoirs que nourrit le groupe, chaque joueur compte vivement tirer le meilleur parti possible de cette unique expérience d’une compétition continentale. Chaque jour sélectionné espère saisir l’occasion de monnayer ailleurs son talent visiblement insuffisamment mal rétribué au pays. Les espoirs également sont ceux de tout un pays, du moins le monsieur tout le monde du public sportif, qui désire marquer l’histoire à travers cette participation, en allant le plus loin possible dans la compétition. Des espoirs qui riment avec les incertitudes dictées par l’heure.

Plusieurs compétitions ont dû être annulées pour cause de pandémie du covid-19 qui a mis en coupe réglée les programmations et les traditionnels grands rendez-vous. La Confédération Africaine de Football a bien déjà une fois reporté la compétition censée se dérouler initialement en avril 2020 et cette fois-ci, tout semble bien ficelé. Le calendrier des matches a même déjà été ventilé, un peu comme si cette fois serait la bonne. Mais la pandémie à en croire ce qui se dit sur les médias, continue son bonhomme de chemin, en prenant de l’ampleur et en suspendant la tenue de certaines rencontres. Les participants au CHAN Cameroun 2020 ont donc de quoi douter sérieusement, s’ils se projettent dans trois mois, selon que l’Afrique résistera au mal.

Les joueurs de l’équipe nationale du Togo, au delà de ce qu’ils partagent comme crainte avec leurs homologues des autres pays qualifiés, ont de quoi être résignés. D’abord, parce qu’ils continuent désespérément de nourrir le rêve de rentrer en possession de leurs primes pour une qualification acquise depuis maintenant douze lunes. Gnama Akate et ses coéquipiers ont encore de quoi être plus fatalistes malgré eux, parce que contrairement à leurs homologues qui ont commencé par se préparer pour le compte de la compétition, l’État d’urgence sanitaire continue d’être la règle au Togo et il faudra absolument attendre qu’elle soit levée, pour envisager entamer quelque préparatif.

100 jours peuvent bien sembler éternellement longs ou désespérément courts. Tout est question d’ambitions, de rêves et aussi de priorités.

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